Clinique vétérinaire Saint Roch
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Actualités

Abandonner son animal : causes et risques
03/07/2020

Abandonner son animal : causes et risques

ABANDONNER SON ANIMAL : PRINCIPALES CAUSES ET RISQUES ENCOURUS Chaque année, plus de 100 000 chiens et chats sont abandonnés en France, soit un abandon toutes les cinq minutes. Ce chiffre a tendance à augmenter, surtout pendant les vacances d’été. En effet, 60% des abandons ont lieu pendant la période estivale. Pourtant, depuis le 28 janvier 2015, l’animal est reconnu en France comme un « être vivant doué de sensibilité » (article 515-14 du Code civil) et bénéficie de droits qu’il convient de respecter sous peine d’être puni par la loi.     Les motifs d'abandon Les statistiques sont éloquentes : près de 80% des abandons d'animaux domestiques, en particulier les chiens et les chats, ont pour raison principale un problème comportemental. Malpropreté, comportement destructeur du chien en l’absence des propriétaires, aboiements intempestifs ou hurlements, comportement agressif lors de rencontres avec d'autres chiens ou des êtres humains, fugues, peurs ingérables ou animaux mal contrôlés sont les problèmes les plus évoqués en ce qui concerne les chiens.  Quant aux propriétaires de chat, ils reprochent dans la majorité des cas à leurs animaux d’être devenus agressifs, d'avoir un comportement destructeur ou d'être malpropres. Pour autant, l’abandon n’est pas toujours directement lié à l’animal. Les motifs invoqués sont souvent des changements de situation, tels qu’un déménagement, la naissance d’un enfant, la séparation ou le divorce du couple, la perte d’emploi, des problèmes financiers, des maladies ou allergies aux poils, un départ en vacances ou à la retraite, le décès du propriétaire, ou tout simplement le manque d’intérêt et d’engagement.     Des propriétaires mal informés La méconnaissance des caractéristiques propres à chaque espèce. C'est le point commun qui relie les maîtres des animaux abandonnés, qu’ils soient chats, chiens, lapins, oiseaux ou furets. Lorsque l’on offre à ces animaux des conditions de vie que l’on estime, en tant qu’humain, agréables et enviables, on ne se rend pas toujours compte que ces conditions, justement, ne sont pas forcément celles dont ils ont besoin. Pour ce qui est des chats, les individus abandonnés sont souvent des chats d’intérieur. Même si certains arrivent très bien à s’adapter à l’enfermement, d’autres ne supportent pas les situations de captivité en appartement, et en arrivent à développer des troubles du comportement. L’idée reçue selon laquelle le chat est indépendant, n’a pas besoin de contacts et s’occupe tout seul est à oublier. Certes, les chats demandent moins de présence et d’attention qu’un chien, mais ils ont tout de même des besoins que leurs maîtres ne peuvent ignorer ou gommer. Quant aux chiens, les exemples d’inadéquation entre le mode de vie qui leur est proposé et celui dont ils ont besoin sont tellement nombreux qu’ils feraient l’objet d’un livre à eux tous seuls :  Un couple de vieux retraités a choisi comme probable dernier compagnon à quatre pattes un mignon petit Teckel. Ils s'imaginaient que le chien serait du genre à se lover dans leurs bras, à rester tranquillement allongé sur le canapé ou marcherait paisiblement près d'eux en ville. Malheureusement pour eux, le jeune Teckel de neuf mois n'a qu'une envie : courir, fureter en forêt et suivre des pistes. Une jeune femme sportive a eu un coup de foudre pour un Border Collie qu'elle prévoit d'amener avec elle durant ses joggings. Une fois à la maison, le croyant sportif, elle traîne - littéralement - le chien dans des courses qui l'ennuient terriblement. Ainsi, dès qu'il peut s'arrêter et guetter le moindre mouvement, le chien se couche et surveille tout ce qui se passe. Les membres de la famille Z. sont partis du principe que plus un chien est lourd, moins il a besoin de se dépenser. Ainsi, ils ont choisi un Berger d'Anatolie qu'ils laissent toute la journée livré à lui-même pendant qu'ils sont au travail ou à l'école. Durant leur absence, supportant mal sa solitude, le chien occupe son temps en aboyant et en détruisant les affaires de la famille. Ses propriétaires, excédés, finissent alors par l'attacher seul au bout d'une laisse dans la cour de la propriété de 8h à 20h.   D'autres cas, comme les chiens qui ne sont sortis qu’une ou deux fois par jour alors qu’ils auraient besoin de se dépenser durant de longues heures, ceux dont on favorise la dépendance en les étouffant de contacts, mais qu’on laisse seuls toute la journée, ceux qui ne goûtent jamais à la liberté, ceux qui n’ont pas le droit de rencontrer d'autres chiens, ceux qu’on délaisse à la venue d’un enfant... sont plus nombreux qu'on ne le croit. Il n'est ainsi pas rare d'entendre de nombreux propriétaires se plaindre et dire qu'ils ne comprennent pas pourquoi ce chien « si petit, pourtant », « si sportif, normalement » ou « si calme, d'après les guides » n'est pas comme ils s'y attendaient.  De fait, ne s'étant pas renseignés ou n'ayant pas vérifié avant l'achat du chien ou lors de son adoption les réels besoins de sa race, les propriétaires se retrouvent devant des situations difficiles à gérer.     Un engagement financier et moral plus important que prévu. « On n’accueille pas un chien comme on acquiert une nouvelle voiture ! Les gens doivent comprendre l’engagement que cela représente, moral et financier », explique Virginie Pocq Saint-Jean, ancienne Présidente nationale de la S.P.A. (Société Protectrice des Animaux). Les animaux de compagnie sont souvent abandonnés parce que les propriétaires se rendent compte qu’une fois arrivés à l’âge adulte, ils demandent des soins réguliers.   Avoir un animal de compagnie signifie s’engager pour une durée minimale de dix ans. L’entretien quotidien, les frais liés à la santé et au bien-être de l’animal, sans oublier les visites régulières chez le vétérinaire, les vaccins du chien ou les vaccins du chat, les soins et médicaments en cas de maladie ou d’accident peuvent représenter une somme importante. « En moyenne, on estime qu’un chat coûte environ 800€ par an, tandis que le budget annuel pour un chien représente environ 1500€. Si l’on n’est pas prêt à l’assumer durant quinze ans, voire plus, il ne faut pas franchir le pas ! ».   De plus, une fois arrivés à l’âge adulte, les animaux de compagnie demandent encore beaucoup d’attention. En effet, de nombreux propriétaires achètent, par exemple, un chiot Husky pour la beauté de l’animal. Néanmoins, Nicolas Dumas, Directeur Général Adjoint de la Société Protectrice des Animaux (S.P.A.) rappelle que « le physique « avantageux » ne fait pas tout ! Il existe des phénomènes de mode qui sont terriblement destructeurs pour les animaux ! ». Ces propriétaires ne comprennent pas que ce sont des chiens très dynamiques, qui ont besoin d’espace et d’une alimentation adaptée pour s’épanouir. Ainsi, après quelques mois seulement, ils les abandonnent.       Une éducation ratée. Un autre problème méconnu, mais cette fois vis-à-vis des animaux d’élevage, c’est qu'ils n’ont parfois jamais été éduqués ou correctement socialisés. En effet, certains éleveurs font primer le nombre d’animaux « produits » sur la qualité de vie et l’équilibre mental. Tonio Ruiz, secrétaire de l’association S.O.S Vieux Chiens, une association qui vient en aide aux vieux chiens abandonnés, évoque ainsi une de ses expériences avec des chiens sauvés provenant d’élevages : « Comme c’était des chiens qui ont toujours vécu en élevage, ils ne connaissaient rien, ils étaient apeurés notamment par la laisse pour aller se promener ; il y a donc eu un gros travail là-dessus. ». « On a choisi des adoptants conscients que ces chiens-là [...] avaient aussi besoin de reprendre contact avec la vie réelle. » ajoute-t-il.       Abandonner son animal, un acte puni par la loi L’abandon d’un animal domestique est défini par la législation française comme un acte de cruauté, et l’article 521-1 du Code pénal prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende pour les propriétaires qui abandonnent volontairement leurs animaux de compagnie. Une interdiction de détenir un animal, temporaire ou définitive, peut également être ajoutée à la peine.  Selon le service juridique de la Société Protectrice des Animaux (S.P.A), les auteurs des méfaits sont surtout malheureusement sanctionnés par des amendes, et rarement, voire jamais, par des peines de prison ferme. « Tout dépend du juge qui traite l'affaire », explique Cécile Petitjean, juriste à la S.P.A. L'abandon devient justiciable si quelqu'un décide de mener l'affaire en justice, et à condition de retrouver les propriétaires de l'animal. La S.P.A. de Lyon relate une de ces affaires dans laquelle elle s'est impliquée. « Il y a quelques années, un homme, dont l'épouse, nourrice agréée, avait été mise en demeure de se séparer de son Rottweiller, avait déposé l'animal sur le bord de l'autoroute avec sa laisse, son collier et une gamelle de croquettes ! » Le propriétaire a pu être retrouvé grâce à la puce électronique du chien. L'association a déposé plainte, et il a été condamné pour abandon volontaire d'un animal domestique, avec interdiction de détenir un animal pendant 2 ans, et 40 heures de travaux d'intérêt général. La S.P.A. de Lyon, partie civile, a obtenu des dommages et intérêts, et a pu placer le chien dans une autre famille. « Les gens ne prennent pas leurs responsabilités. Ils achètent des animaux quand ils sont tout petits et tout mignons mais une fois qu’ils grandissent, ils les abandonnent. Il faut vraiment que chacun se rende compte que cet acte n’est pas sans conséquence », expliquent des témoignages sur Rtl.be. Malheureusement, dans la grande majorité des abandons d'animaux, les propriétaires coupables sont rarement punis. « Sans des preuves ou des témoins, on a peu de chances de les retrouver et de les sanctionner », indique Fabrice Renard, inspecteur principal à la S.P.A de Liège et Vice-Président de l’association.     Le comportementaliste, une aide bénéfique À tout problème, sa solution. Ainsi, avant d'envisager d'abandonner leurs animaux, les propriétaires peuvent faire appel à des professionnels. Le comportementaliste, formé à l’éthologie (la science qui explique le comportement d’une espèce), étudie les relations entre les Hommes et leurs animaux de compagnie, et propose aux personnes désemparées une aide pour corriger les éventuels problèmes et éviter les séparations. Ce professionnel peut ainsi cibler l'origine des troubles du comportement chez l'animal, mais également rectifier l'attitude du maître. Si le chien n'arrive effectivement pas à s'ajuster au mode de vie de son propriétaire, c'est aussi à celui-ci de se mettre au niveau de son animal pour que leur relation fonctionne.  Par exemple, pour les maîtres de chien, ils pourront prévoir des promenades du chien plus fréquentes si c'est ce dont l'animal à besoin, l'occuper en lui proposant diverses activités - comme les sports canins - ou en lui fournissant de nombreuses distractions. S'il ne supporte pas la solitude et développe de l'anxiété de séparation, faire appel à des promeneurs de chiens professionnels peut aussi être une solution pertinente pour soulager les maîtres et éviter le comportement destructeur du chien. Il en va de même pour le chat : pour éviter qu'il ne s'ennuie, et que le comportement destructeur du chat - qui est tout à fait naturel - n'outrepasse les limites de l'acceptable chez son maître, la solution la plus simple est de lui fournir des distractions, comme une grande variété de jouets pour chat (balles, peluches, jouets mécaniques...), ou pourquoi pas un compagnon animal, comme un chien ou un autre chat. Un comportementaliste est là pour conseiller les adoptants d’animaux et leur permettre de faciliter l’adaptation de l’animal à son nouvel environnement, mais aussi à les aider eux à s'adapter au nouveau membre de la famille.    
Le coup de sang
26/06/2020

Le coup de sang

Les problèmes musculaires sont fréquents chez les chevaux de travail et peuvent aller d’une raideur à de faibles crampes voire à un décubitus avec refus de se lever. Ces affections portent des noms très variés comme « la maladie du lundi », « tying up », myoglobinurie paroxystique ou coup de sang .     Qu’est-ce que le coup de sang ? C’est une atteinte du muscle (myosite) souvent aiguë. Ce trouble de l’effort est une affection grave dont les lésions peuvent être irrémédiables. Dans les cas bénins , on note juste une raideur des membres pelviens et donc une légère boiterie . Dans les cas sévères , les signes se traduisent par une sudation , une hyperthermie et un refus de se déplacer, associés à des tremblements musculaires voire un affaissement de l’arrière-main.  Les muscles du dos et de la croupe deviennent durs et leur palpation douloureuse. La douleur musculaire est telle qu’elle entraîne des signes de colique et des spasmes de la vessie empêchant l’animal d’uriner. En cas d’atteinte musculaire grave, l’urine devient foncée (myoglobinurie).     Quels sont les facteurs de risque ? En période de froid intense et de gel, les chevaux restent au box parfois plus souvent que prévu et les risques de coup de sang sont augmentés. En effet, c’est une affection qui apparaît habituellement pendant un travail qui suit une période de repos avec maintien de la ration d’activité, ou suite au  stress (transport,...). Les chevaux gras sont plus à risque. Q     Quelle attitude adopter ? Il est recommandé d’ appeler le vétérinaire au plus vite pour éviter que des complications rénales apparaissent.  Dès que des signes de raideur sont observés, il est conseillé de ne pas forcer le cheval à bouger. Des soins peuvent lui être prodigués : le desseller, le couvrir, éponger la sueur et doucher ses membres. Les muscles étant douloureux, il ne faut pas les frictionner. Laissez votre cheval s’abreuver s’il le désire et réduisez fortement les rations. Si le cheval s’est couché, il faut essayer de le retourner fréquemment pour éviter les complications par écrasement du muscle. Il ne faut jamais administrer d’anti-inflammatoire ou de tranquillisant sans avis medical car ils présentent un risque de toxicité rénale.   Selon la sévérité de la crise, le vétérinaire pourra perfuser le cheval. Les fluides vont permettre de corriger la déshydratation, les déséquilibres électrolytiques, et d’aider à l’élimination rénale de la myoglobine qui donne la couleur foncée à l’urine et qui est néphrotoxique. Le vétérinaire pourra également prescrire des traitements pour soulager la douleur, apaiser les spasmes musculaires et stimuler la circulation périphérique en fonction de l’état de l’animal et des conséquences rénales de la maladie. Des analyses sanguines seront faites systématiquement si l’urine est foncée.      Cas particulier de la myopathie par stockage à polysaccharides : Lors de coups de sang récurrents, il faut penser à une autre entité pathologique : la myopathie de stockage à polysaccharides. Elle se caractérise par un stockage important de glycogène dans les muscles , glycogène habituellement utilisé comme source d’énergie chez les chevaux sains. Les mesures alimentaires sont le seul traitement efficace pour éviter les récidives. L’apport de lipides devra être augmenté et les carbohydrates (sucres) éliminés de la ration. Par contre, la gestion de la crise aiguë sera la même que lors de coup de sang.     Convalescence et prévention : Après la guérison, le cheval doit rester au repos plusieurs jours puis être remis progressivement au travail. Dans les cas graves, la convalescence peut être longue, et sa durée est en général déterminée par des contrôles sanguins effectués par le vétérinaire . Pour prévenir une éventuelle récidive , il faut veiller à réduire les aliments concentrés quand le cheval ne travaille pas. La vitamine E et le Sélénium joueraient un rôle dans la prévention des récidives ; des compléments alimentaires peuvent parfois être conseillés.  La  meilleure source de vitamine E reste cependant l’herbe fraîche. Et retenez que l’excès de Sélénium est très mal toléré. La supplémentation à outrance présente donc certains risques. Chez le cheval à risque, on conseille une bonne préparation avant l’exercice : étirements et/ou applications de produits pour chauffer les muscles. Enfin, les douches après le travail, associées ou non à l’application de lotions relaxantes, peuvent le soulager. Enfin, lors des transports, pensez à faire des pauses pour faire marcher le cheval.
Les maladies frustes du lapin
12/06/2020

Les maladies frustes du lapin

Une récente étude a démontré que 7 lapins sur 10 sont malades… silencieusement.     Quelles sont ces pathologies invisibles du lapin ?  Les problèmes dentaires : Les dents des lapins poussent en permanence. Leur usure est assurée par le frottement des dents les unes sur les autres. La principale pathologie frustre chez le lapin est la maladie dentaire lors de laquelle les structures profondes des dents sont atteintes dans un premier temps. Les déformations et malocclusions suivent sans que le propriétaire de l’animal ne s’en aperçoive. Ce dernier va commencer à s’inquiéter lorsque son lapin présentera une anorexie , un larmoiement permanent ou une masse (abcès) . En attendant ces symptômes visibles, le lapin peut vivre très longtemps avec cette maladie sans que personne ne s’en rende compte. En effet, seule une radiographie peut révéler la présence de cette pathologie. Une alimentation riche en fibres permet de limiter les problèmes dentaires des lapins. Des granulés complets durs ne suffisent pas à user les dents des lapins. Foin, légumes et herbes sont indispensables mais, attention, chaque nouvel aliment frais doit être introduit dans l’alimentation avec précaution, par toutes petites quantités pour éviter les troubles digestifs.     Les problèmes de la colonne vertébrale : Des déformations de la colonne vertébrale ont été décelées lors de cette étude chez les lapins. L’ arthrose mais aussi la s pondylose (usure des disques des vertèbres) peuvent aussi être présentes sans que les propriétaires ne s’en aperçoivent. Il est donc important d’observer comment se déplace et se tient le lapin afin de noter toutes modification causée par la douleur.     Les problèmes de peau : Les lapins peuvent présenter des problèmes dermatologiques avec présence de parasites invisibles à l’œil nu. Une alimentation de qualité et une hygiène parfaite permettent de préserver l’équilibre cutané et limiter l’apparition de parasitose. Sachez qu’ il n’est pas nécessaire de laver les lapins avec des shampooings, un brossage régulier suffit. Il est aussi possible de mettre à disposition d’un lapin de la terre à bain.     Autres pathologies : D’autres maladies ont été mises en évidence dans de moins grandes proportions lors de cette étude. Il s’agit de troubles oculaires, de lésions de la cavité nasale, de fractures cicatrisées mais aussi de masses utérines et de calculs rénaux.   En conclusion, en plus de toutes les maladies visibles rapidement chez le lapin, il existe un grand nombre de pathologies assez frustres. Il faut être vigilant ! Des contrôles réguliers chez le vétérinaire sont donc importants. Cela peut être lors de la consultation vaccinale, par exemple et d’autant plus chez les lapins âgés pour lesquels des bilans complets sont conseillés.
Les puces et leurs conséquences
05/06/2020

Les puces et leurs conséquences

Si les piqûres de puces sont avant tout douloureuses et désagréables pour votre compagnon à quatre pattes, elles peuvent avoir des conséquences plus ennuyeuses. Il est parfois difficile de se débarrasser des puces et une bonne prévention reste le moyen le plus efficace.     Qu’est-ce qu’une puce ? Les puces sont des insectes bruns sans ailes, de quelques millimètres qui possèdent la propriété de pouvoir se faufiler entre les poils des chiens et des chats et de sauter jusqu’à trente fois leur longueur. Elles vivent en partie cachées dans le pelage de nos compagnons et se nourrissent de leur sang. Après avoir digéré le sang, les puces laissent de petites crottes noirâtres en forme de virgule dans le pelage. L’observation de ces grains noirs est caractéristique de la présence de puces sur votre animal. Les puces constituent un véritable fléau, leur présence sur vos compagnons est un problème de santé mais en aucun cas un problème dû à un manque d’hygiène.      Où mon animal peut-il attraper des puces ? Il suffit qu’en se promenant à l’extérieur, votre chien ait ramené une seule puce à la maison, pour que celle-ci ponde à l’intérieur et provoque une véritable infestation de l’habitat et de l’animal. Vous pouvez même en ramener en appartement avec les semelles de vos chaussures. Les chats sont souvent porteurs sans se gratter. Les animaux sauvages sont également très souvent vecteurs de puces et en particulier les hérissons.      L'alimentation :  L’allergie aux piqûres de puces : De nombreux chiens développent une allergie aux piqûres de puces. Cela se traduit généralement par des rougeurs et des boutons sous le ventre et derrière les cuisses, une perte de poils et de violentes démangeaisons sur la croupe, ainsi qu’autour de la queue. Dans ce cas, il faut systématiquement traiter préventivement votre compagnon contre les puces. En cas de rougeurs ou de démangeaisons persistantes, il est préférable de consulter un vétérinaire. Il est également préférable de vermifuger les animaux porteurs de puces.   Le ténia : Les puces portent souvent des oeufs de ténia. Votre chien se contamine en avalant une puce lorsqu’il se mordille pour essayer de se gratter. Le ténia peut entraîner des troubles digestifs. Sa présence dans l’intestin du chien se manifeste par fois par la présence de « grains de riz » autour de l’anus.     Comment se débarrasser des puces? Il existe un grand nombre de produits antiparasitaires présentés sous des formes très différentes. Seul un petit nombre est réellement efficace pour lutter contre les puces. L’idéal étant un produit présent sur le poil en permanence afin de tuer la puce avant qu’elle n’ait le temps de piquer le chien, et donc de provoquer l’allergie.       - Peu efficaces :   1. Les poudres : L’antiparasitaire est dilué avec du talc. Lors de l’application, le produit pénètre rarement jusqu’à la peau et le talc glisse le long du pelage.   2. Les aérosols : Ils tuent très rapidement les puces présentes sur l’animal au moment de l’application, mais ont l’inconvénient d’être éliminés par l’eau.   3. Les shampooings : Ils peuvent avoir de l’ intérêt comme « traitement d’attaque » des infestations massives, mais lorsque l’on rince le chien après son shampooing, la majeure partie du produit antipuces part avec l’eau de rinçage.   4. Les produits à avaler : Très pratiques d’emploi ces produits n’agissent toutefois que lorsque la puce pique le chien. Celle-ci est alors intoxiquée et tuée. Certains de ces produits ne tuent pas la puce, mais l’empêchent seulement de pondre des oeufs. Ils sont utiles en milieu peu infesté ou pour des animaux difficiles à manipuler. Utilisés seuls ils ne sont d’aucuns secours pour les chiens souffrant d’une allergie à la piqûre de puce car ils ne les empêchent pas d’être piqués.       - Efficaces :   1. Les colliers : Ils ont l’avantage de durer plusieurs mois, mais ils agissent surtout autour du cou, alors que les puces sont le plus souvent localisées entre les cuisses ou autour de la queue.   2. Les pulvérisateurs : Ils déposent sur le poil un film protecteur de produit antiparasitaire qui intoxique les puces par simple contact dans les minutes qui suivent leur arrivée sur le chien. S’opposant à la piqûre, ce type de traitement est particulièrement conseillé pour les animaux allergiques. Active pendant environ 1 mois et résistante à l’eau l’application est invisible sur l’animal. Elle peut être, en revanche, difficile de mise en oeuvre sur les animaux récalcitrants ou sur ceux à poil long.   3. Les pipettes : Il suffit de déposer leur contenu sur la nuque du chien. Le produit se répartit tout seul sur l’ensemble du corps en une journée environ. Elles possèdent toutes les qualités des pulvérisateurs avec la facilité d’application en plus, mais s’avèrent parfois un peu moins puissantes en cas d’infestation massive.     Conclusion : La prévention reste le meilleur moyen de lutte contre les puces. Il ne faut pas attendre de trouver des puces sur l’animal, car c’est alors trop tard et l’on met parfois longtemps avant de s’en débarrasser. Il est recommandé d’associer un traitement de l’environnement (habitat) au traitement de l’animal afin d’être sûr de les éliminer toutes les puces d’un coup. Demandez conseil à votre vétérinaire afin qu’il vous indique le produit le mieux adapté.
Bientôt les vacances
29/05/2020

Bientôt les vacances

Vos vacances sont planifiées depuis plusieurs mois mais avez-vous pensé à votre animal ? Où va-t-il passer ses vacances ?     Deux mois avant le départ :  Il faut déjà savoir si vous pouvez emmener votre chien, chat, furet ou rongeur sur votre lieu de vacances. Pour cela, adressez-vous directement au propriétaire de votre location, au camping… Si vous partez à l’ étranger , c’est auprès du Consulat ou de l’ Ambassade que vous devez vous informer. Si votre animal est accepté, profitez-en pour demander aussi quelles formalités sont obligatoires, vaccination et passeport notamment. Toute l’équipe de la clinique pourra alors vous renseigner. S’il ne peut pas voyager avec vous, il est alors temps de lui trouver des personnes pour s’occuper de lui. Un chat peut parfaitement rester à la maison , sur son territoire, pendant une semaine si une personne de confiance vient le voir tous les jours, mais les chats, comme les chiens, peuvent aussi être accueillis dans une pension ou chez des particuliers. Nous pouvons éventuellement vous donner quelques adresses…     Un mois avant le départ :  Votre animal ne partira pas avec vous : si vous le pouvez, visitez la pension dans laquelle votre animal passera ses vacances ou prenez contact avec la famille qui l’accueillera. Ainsi, votre animal connaîtra les lieux, les personnes qu’il côtoiera pendant plusieurs semaines. Cela est surtout valable pour les chiens.   Votre animal vous accompagne : prévoyez les activités que vous pourrez faire avec lui pendant les vacances. Par exemple, sur quelles plages sera-t-il accepté ? Quels monuments pourrez-vous visiter ?     15 jours avant le départ :  Prévoyez les affaires pour votre animal. Faîtes une réserve de croquettes, ne changez pas son alimentation pour cette période quel que soit son lieu de vacances. Offrez-lui quelques jouets… Nous pouvons aussi vous conseiller des aides médicamenteuses sans aucune accoutumance pour l’aider à mieux passer cette période. Même s’il part avec vous, il aura beaucoup de changements ; sinon, il gèrera mieux votre absence. Les voyages en voiture sont aussi éprouvants et les animaux peuvent être malades. Il existe des traitements efficaces. Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement.     3-4 jours avant le départ : Vous avez tout prévu et tout est prêt pour que vous et votre animal passiez de bonnes vacances ensembles ou non ! Il suffit alors d’emmener votre animal en pension ou, s’il reste à la maison, de tout prévoir pour la personne qui viendra s’occuper de lui. En effet, avec les derniers préparatifs du départ, vous risqueriez d’oublier certains détails pour votre compagnon. Grace à nos conseils, nous espérons que vous pourrez partir en vacances en toute sérénité.   Toute l’équipe de la clinique vous souhaite d’excellentes vacances !
La reproduction du chat
16/05/2020

La reproduction du chat

Pour tout savoir sur la reproduction de nos amis félins de leur puberté à la mise-bas, vous pouvez lire cet article:     La puberté : La puberté a lieu chez le chat à environ 6 mois . Cela est très variable selon les espèces mais aussi selon chaque individu. Les femelles sont généralement en chaleurs tous les 15 à 20 jours environ de la fin de l’hiver à l’automne.     Cycle de la chatte : Une chatte en chaleurs devient rapidement insupportable avec ses miaulements rauques, très forts et surtout incessants ! La chatte se frotte aux meubles et à ses propriétaires… et cela pendant 10 à 15 jours. Toutes les 2 à 3 semaines , cela donne peu de répit aux propriétaires… Les femelles ne présentent pas de ménopause et peuvent donc se reproduire toute leur vie. L’ovulation est déclenchée par le coït.     La rencontre : On conseille de ne pas faire reproduire une chatte trop jeune car cela est dangereux pour sa santé, la croissance n’étant pas terminée mais aussi pour les chatons car la femelle n’est pas encore assez mature pour les élever. Il faut donc attendre que la chatte ait plus d’un an pour la laisser en compagnie d’un mâle pendant ses chaleurs ! Le coït ne dure que quelques secondes pendant lesquelles le mâle tient la femelle par le cou avec ses dents. Cela provoque l’ovulation.     La gestation : Si la femelle est fécondée, la gestation dure de 64 à 69 jours . Il faut attendre quelques semaines avant de pouvoir le confirmer : environ 3 semaines par échographie et 40 semaines par radiographie.  Si vous avez de la chance, vous pouvez même sentir les bébés en caressant le ventre de votre chatte.     La mise-bas : Généralement, il suffit de garder la chatte tranquillement, bien au chaud et tout se passera bien . Il est important de ne pas déplacer les chatons dans les premières heures puis on peut les mettre dans un endroit approprié propre et chaud. Si la chatte ne semble pas bien, si elle a des contractions sans que des chatons naissent, il faut consulter en urgence. Sachez qu’il est important qu’une chatte gestante mange une ration énergétique assez importante . Les croquettes de haute qualité pour chatons sont parfaitement adaptées. N’hésitez pas à nous demander conseil.  Les petits sont sevrés à environ 2 mois . Vous pourrez alors les placer ou les vendre pour qu’ils trouvent un foyer.     Et si vous ne voulez pas faire reproduire votre chatte ? Il existe différents moyens. Le premier est qu’elle ne rencontre pas un mâle, facile pour une chatte d’appartement mais elle gardera ces comportements désagréables lors de ses chaleurs et les mâles tourneront autour de chez vous ! La pilule contraceptive peut être utile à court terme mais sachez qu’ elle est déconseillée car elle provoque des dérèglements hormonaux qui peuvent avoir des conséquences graves sur la santé : notamment infection de l’utérus et tumeurs mammaires . C’est pour cela que la stérilisation, même si c’est une solution définitive, est souvent conseillée : elle élimine tout risque de portée non désirée, de comportement lié aux chaleurs mais aussi certains problèmes de santé. La castration du chat apporte aussi des avantages : moins de fugues, de bagarres et donc moins de problèmes !   Pour en savoir plus sur la reproduction chez le chat, n’hésitez pas à venir nous poser vos questions !
Zoonoses transmises par les NAC
11/05/2020

Zoonoses transmises par les NAC

Commençons simplement par quelques définitions car si le terme de NAC devient assez courant dans notre quotidien, celui de  zoonose  est plutôt réservé au langage scientifique. Pour tous ceux à qui cela aurait échappé,  les NAC ou Nouveaux Animaux de Compagnie regroupent les rongeurs et lapins, les reptiles et oiseaux  qui partagent leur vie avec des humains ! Les zoonoses sont toutes les maladies qui peuvent être transmises des animaux aux humains et des humains aux animaux. Il existe différentes sortes de zoonoses  selon les agents pathogènes responsables : des champignons, des virus, des virus ou bactéries (zoonoses infectieuses) ou des parasites.        Zoonoses dues à des champignons = mycoses  La principale mycose qui peut être transmise par un NAC est  la teigne ou dermatophytose.  Elle atteint les  mammifères  donc  les rongeurs et lapins sont concernés et beaucoup plus rarement les oiseaux.  Elle est due à des  champignons microscopiques qui se développent dans la peau.   Les animaux peuvent porter la maladie sans présenter de symptômes.  Ces derniers peuvent alors apparaître à la faveur d’un  stress.   Les enfants y sont très sensibles. Les lésions apparaissent alors sur les zones de contact avec l’animal.  On observe alors des  plaques rouges  qui démangent beaucoup.       Zoonoses dues à des agents infectieux :  -  Rage  :  La France est aujourd’hui indemne de rage mais il est important de l’évoquer tout de même ! Le furet, qui est un carnivore, est un réservoir particulier de la rage.    -  Tuberculose  :  Elle est aussi  plus rare  qu’autrefois… La contamination peut se faire par  inoculation accidentelle (contact avec des muqueuses), par inhalation ou par ingestion de lait ou viandes contaminés. Les formes de tuberculose ne sont alors pas les mêmes :  nodules aux lieux d’inoculation ou forme respiratoire.  Il faut savoir que  toutes les espèces animales peuvent être touchées.    - Salmonellose  :  Reptiles, oiseaux et rongeurs sont des animaux qui peuvent être porteurs de salmonelles.  Ils peuvent les  transmettre par contact  (mais la salmonellose peut aussi être contractée par  ingestion d’aliments contaminés ).  Les  symptômes  sont essentiellement  digestifs  :  gastro-entérite avec forte fièvre.   -  Chlamydiose :  Cette maladie est  transmise par les oiseaux par contact direct ou via les excréments, inhalation de poussière ou secrétions oculaires et nasales.  Les  symptômes  chez l’homme sont  respiratoires .   -  Pasteurellose   : Cette  bactérie est transmise par morsure.  Celui ne présente  généralement pas de symptômes.  Chez l’homme,  la plaie de morsure est alors très douloureuse, œdématiée et rouge/chaude.    -  Leptospirose   : Elle est  généralement portée par des rongeurs sauvages mais la plupart des mammifères peuvent contaminer l’homme soit par manipulation d’animaux infectés, par aérosol de gouttelettes d’urine, par morsure ou eau souillée. Les  symptômes  chez l’homme sont principalement  insuffisance rénale aiguë et atteinte hépatique.   -  Grippe  :  Oiseaux et mammifères peuvent être porteurs de la grippe.  On évoque souvent  le furet qui est sensible aux mêmes virus grippaux que nous. La contamination se fait principalement par voie respiratoire.   -  Campylobactériose  :   Beaucoup d’espèces animales peuvent être porteuses de cette bactérie (reptiles, oiseaux et mammifères). Contacts avec les animaux, ingestion d’eau ou d’aliments contaminés sont les principales sources de transmission.  Les symptômes sont digestifs :  diarrhée  pouvant être  importante et sanguinolente.        Zoonoses dues à des parasites :  -  Parasites externes :  On évoquera ici les  gales et cheyletielloses  qui sont  dues à des acariens.  La  transmission  se fait par  contact direct avec l’animal ou indirectement avec la litière ou du matériel notamment. Les  symptômes  sont  dermatologiques avec apparition de papules prurigineuses (avec démangeaisons).  Les  puces  peuvent aussi être transmises d’un animal à l’homme. Elles peuvent alors être  vecteurs de maladies graves.   -  Parasites internes :   Ténia, toxocara, giardia … sont les  noms de ces parasites qui provoquant généralement des troubles digestifs. Mais on peut aussi  observer d’autres symptômes suite à la migration et l’enkystement de larves (yeux, foie, poumons…).  La  contamination se fait principalement par voie oro-fécale.         Comment les éviter ?  Connaître les zoonoses, c’est bien mais il est préférable de savoir les éviter !  Il suffit de respecter les règles d’hygiène de base : bien se laver les mains après les manipulations de rongeurs, lapins, reptiles, oiseaux…, désinfecter chaque plaie provoquée par un animal, porter des gants en cas de risque… Il faut également être vigilant lors de contact entre des animaux et des personnes à risque : très jeunes enfants, personnes immunodéprimées ou personnes âgées. L’hygiène des cages est particulièrement importante .   Nous vous souhaitons de merveilleux moments de partage avec vos petits compagnons grâce à ces quelques règles d’hygiène qui vous protègeront d’éventuelles maladies. Nous restons à votre disposition pour toute question supplémentaire.
Et si mon chat avait de l’arthrose ?
01/05/2020

Et si mon chat avait de l’arthrose ?

L’arthrose et ses manifestations douloureuses sont bien connues chez l’Homme.  Elle est également facilement repérable chez le chien mais elle est encore peu remarquée par les propriétaires de chats... et pourtant !     Les chats ont-ils de l’arthrose ? Comme tous les mammifères, les chats en vieillissant sont aussi sujets à cette  maladie dégénérative, progressive et malheureusement irréversible.  Bien que pendant de nombreuses années on ait pu penser que l’arthrose était rare chez les chats, d e récentes études ont montré que cette dégénérescence des cartilages articulaires pouvait toucher près de 9 chats sur 10 passés l’âge de 10 ans. Ce serait donc la maladie dégénérative la plus fréquente chez nos félins domestiques. Malgré cela, peu de propriétaires de chat s’en rendent compte...      A quoi voit-on qu’un chat a de l’arthrose ? Contrairement à ce qui se passe chez l’Homme, chez le chien ou chez le cheval, l ’arthrose chez le chat ne provoque pas automatiquement des boiteries visibles, ou des plaintes dues à la douleur. Dans la majorité des cas, les symptômes semblent peu évocateurs par rapport à ce qui se passe chez les humains ou les chiens. On note en général  une réduction de certains mouvements, notamment les sauts, ou une prise de précaution plus importante lors de ces mouvements de grande ampleur. L’appétit peut être diminué, et l’activité est souvent réduite, allant parfois jusqu’à la léthargie. Dans certains cas, une  agressivité inhabituelle liée à la douleur apparaît : le chat paraît plus nerveux, inquiet, pouvant aller jusqu’à des troubles du comportement.     Que faut-il faire si votre chat présente ces signes ? Votre vétérinaire pourra facilement vous dire si votre chat est atteint. Pour cela,  un examen en douceur des articulations peut suffire. Une mobilité réduite, difficile, douloureuse, la présence d’une chaleur locale ou d’un gonflement, ce sont des signes évoquant la maladie articulaire.  Si nécessaire, votre vétérinaire pourra réaliser un  cliché radiographique pour visualiser les lésions d’arthrose.     Peut-on traiter l’arthrose chez mon chat ? Le traitement de l’arthrose chez le chat, comme pour les autres espèces, fait souvent appel à  plusieurs types de thérapies.  En premier lieu, il s’agit le plus souvent de  supprimer la douleur.  Votre vétérinaire pourra vous proposer la forme d’anti-douleur la plus adaptée à votre chat.   Il est important de ne pas donner n’importe quel médicament utilisé couramment chez l’Homme sans avis de votre vétérinaire, car certains peuvent s’avérer très toxiques pour votre chat.   Une fois la douleur prise en charge, il existe toute une panoplie de traitements permettant de  ralentir la progression de l’arthrose, et améliorer le bien-être de l’animal :  depuis les  chondroprotecteurs (glucosamine, chondroitine) jusqu’aux Oméga 3 (en particulier le DHA et l’EPA), en passant la phytothérapie.   La  physiothérapie,  bien que difficile à mettre en œuvre chez le chat est également bénéfique.   Dans certains cas, une  intervention chirurgicale  pourra être souhaitable.   Il existe également des  aliments formulés spécialement pour les chats arthrosiques, ainsi que des compléments nutritionnels.     Quel est le pronostic pour mon chat ? Même si la maladie est  progressive et irréversible ,  c’est l’utilisation conjointe des différentes thérapies actuellement disponibles auprès de votre vétérinaire qui peut permettre une nette amélioration du confort de vie de votre chat. Les traitements médicaux de gestion de la douleur, et dans une certaine mesure, ceux contrôlant la progression de la maladie donnent des résultats rapidement visibles.  Votre chat retrouvera alors sa mobilité, son entrain, rejouera et recherchera à nouveau votre contact.     Conclusion : L’arthrose est une maladie extrêmement fréquente chez le chat, mais dont les symptômes sont très différents de ceux rencontrés chez le chien.  Comme chez l’Homme,  moins le stade est avancé, plus le traitement est efficace.  Votre vétérinaire dispose d’un arsenal thérapeutique qui sera utilisé en synergie, afin de redonner une bonne qualité de vie à votre compagnon.   Toute modification du comportement du chat vieillissant doit conduire à évoquer l’arthrose.   Votre vétérinaire pourra vous proposer des solutions adaptées à votre compagnon.
Mon chien a-t-il des vers ?
24/04/2020

Mon chien a-t-il des vers ?

90 % des chiots et 20 % des adultes sont porteurs de parasites intestinaux. La  contamination  a lieu, le plus souvent,  dans l’environnement de l’animal , mais peut également se passer avant la naissance,  par voie transplacentaire . Les œufs de certains vers intestinaux peuvent être ingérés par les enfants, et être à l’origine de maladies parfois sévères. C’est la raison pour laquelle  il faut penser à vermifuger régulièrement son animal. Il existe  plusieurs types de vers, et à chacun correspond un traitement adapté.      Les vers ronds ou nématodes:  1) Les ascaris (Toxocara canis, T. cati et T. leonina):   Ce sont des vers blancs qui peuvent mesurer de 5 à 18 cm de longueur : ils ressemblent beaucoup à des spaghettis !  Les chiots en sont presque systématiquement infestés. Ils se contaminent soit directement pendant la gestation, soit par le lait de la mère après la naissance.  Ces vers se nourrissent au détriment du chiot ou du chaton, et peuvent être responsables de diarrhées, de constipation, de vomissements, d’amaigrissement, de ballonnement abdominal, de retards de croissance, et même parfois d’obstruction ou de perforation intestinale. Dans certains cas, des démangeaisons et des lésions peuvent apparaître sur le ventre.  Les ascaris sont des parasites pouvant se transmettre à l’homme. Ils constituent un danger pour les enfants qui peuvent se contaminer dans les bacs à sable ou en jouant avec des chiens, non ou mal vermifugés. La vermifugation doit donc être systématique pour tous les chiots, tous les mois (jusqu’à l’âge de 6 mois), et deux fois par an au minimum pour les adultes, même sans observation de symptômes.   Les ankylostomes (Ancylostoma caninum et Uncinaria stenocephala) :   Ce sont de petits vers de 0,5 à 1,5 cm que  l’on observe très rarement dans les selles.  Ils sont particulièrement  agressifs pour la paroi de l’intestin. Lorsqu’ils sont très nombreux, la quantité de sang qu’ils absorbent est parfois suffisante pour entraîner une anémie importante, et une maigreur. Les selles sont le plus souvent foncées, contenant du sang digéré noirâtre.  Ils parasitent principalement les chiots d’élevage, ou les adultes qui vivent en groupes : pensions, meutes... où les chiens se contaminent le plus souvent par voie cutanée.   Les trichures (trichuris vulpis) :   Ce sont des  parasites du colon (gros intestin) et du caecum (« l’appendice ») du chien.  Ils mesurent 2 à 4 cm, et ont une forme enroulée à leur extrémité, dite en « crosse d’évêque ». Ils  se nourrissent de sang à travers la paroi de l’intestin du chien, et peuvent entraîner une anémie ou des diarrhées hémorragiques, qui sont parfois très douloureuses.  Les  symptômes  sont parfois très  discrets . Les oeufs de trichures peuvent persister jusqu’à 5 ans dans le sol des zones humides, et supportent le gel jusqu’à -20°C ! Ils peuvent infester les chiens à tout âge, principalement ceux qui vivent en collectivité : meute, chenils, refuges... Les trichures sont résistants à beaucoup de vermifuges classiques.  En cas de doute sur l’efficacité de celui que vous utilisez, demandez conseil à votre vétérinaire.     Les vers plats ou cestodes: 1) Les ténias (Dipylidium caninum, Taenia , Echinococcus) :   Le plus souvent, les ténias passent inaperçus.  Ils sont découverts grâce à l’émission de  segments (ou anneaux) qui renferment des oeufs éliminés dans les selles.  Ils ressemblent à des grains de riz de 3 mm à 1 cm de long que l’on retrouvera aux marges de l’anus, collés sur la queue ou directement dans les selles. Le ténia entraîne souvent des démangeaisons de l’anus que le chien essaye de soulager en se traînant le derrière sur le sol : c’est le « signe du traîneau » (ce signe n’est pas spécifique et peut également être lié à un problème de glandes anales). Le chien se contamine principalement en ingérant des puces porteuses de larves de ténia. Pour débarrasser votre chien du ténia, il est donc nécessaire de le traiter en même temps contre les puces.      Intérêt de vermifuger mon chien : Tous ces parasites peuvent entraîner des troubles plus ou moins graves sur la santé de nos compagnons et certains présentent des risques parfois graves pour la santé humaine.  Il convient donc de  traiter préventivement et systématiquement  votre compagnon,  car l’on perçoit très rarement les vers dans les selles, même s’ils sont présents dans l’intestin.      Quand vermifuger mon compagnon ? La vermifugation du chiot se fait une fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois, puis tous les 2 mois de 6 mois à 1 an. Pour les chiens adultes, il est conseillé de vermifuger 4 fois par an, le minimum étant de deux fois, de préférence au printemps et à l’automne. Pour les chiens qui vont dans les  collectivités  (pensions, chenils, expositions, chasse...),  la vermifugation peut être effectuée plus souvent.      Quel vermifuge utiliser ? Il faut utiliser des  molécules actives sur tous les stades des vers (oeufs, larves, adultes).  Ces vermifuges sont des  médicaments et sont donc délivrés sur ordonnance.  Il en existe de multiples présentations qui seront choisies en fonction de l’âge, de la taille ou de la race de votre chien : comprimés (certains se dissolvent tous seuls dans l’eau), pâte contenue dans une seringue, liquide à mélanger à la nourriture, pipettes contenant un liquide à déposer directement sur la peau.     Conclusion : Même si vous ne voyez rien à l’œil nu dans les selles de vos animaux, si aucun facteur ne semble indiquer la présence de vers, votre compagnon peut-être infecté. Certains de ces vers peuvent engendrer des problèmes pour la santé de votre animal, et pour vos proches. Pensez donc à vermifuger régulièrement. En fonction de l’âge, du mode de vie et du lieu de vie du chien, la fréquence de vermifugation doit être adaptée.   Votre vétérinaire est à votre disposition pour vous proposer le produit le plus adapté à votre chien.    
Syndrome du « chat bouché » : comment limiter les récidives
17/04/2020

Syndrome du « chat bouché » : comment limiter les récidives

Les atteintes du bas appareil urinaire (ABAU) sont de plus en plus fréquentes chez le Chat. Parmi les raisons qui expliquent cette évolution, il semblerait qu’il y ait un lien avec le mode et le lieu de vie du chat : nos félins vivent de plus en plus souvent en appartement, dans un milieu qu’ils ressentent comme anxiogène. Une des complications de cette maladie est la formation d’un bouchon sur les voies urinaires, empêchant le chat d’éliminer ses urines. Il faut alors réagir rapidement, sinon l’issue est fatale. Il existe toutefois des astuces simples pour limiter les risques d’apparition ou de récidive de ces atteintes.     Pourquoi les voies urinaires d’un chat se bouchent-elles ? Le chat est un animal vivant en permanence dans un état de stress : il est à la fois prédateur et proie ! Dans son milieu naturel, il observe en permanence les dangers, le plus souvent perché ou tout au moins hors d’atteinte de ces dangers. Son stress est alors équilibré . Lorsque le chat vit dans un milieu restreint, un appartement par exemple, il ne peut ni identifier les dangers qu’il perçoit, ni parfois même se mettre à l’abri. Ceci génère une situation d’angoisse , qui pourra avoir à terme des conséquences néfastes, comme les ABAU .   En effet, la vessie est une des cibles de l’angoisse chez les chats, provoquant une cystite et la formation de mucus par la paroi vésicale. Ce mucus s’engageant dans les voies urinaires est susceptible de les obstruer . Même sans atteindre le stade de l’obstruction, ces atteintes restent très douloureuses et conduisent à des troubles du comportement qui doivent attirer votre attention : le chat est prostré, mange moins et devient « sale ». Il urine dans des endroits inhabituels, parfois juste à côté de sa litière. Dans ce cas, il est urgent d’aller consulter votre vétérinaire.     Limiter l’anxiété, c’est fondamental ! En effet, c’est la cause initiale des ABAU, autrement appelées cystites idiopathiques (ou plus rarement cystites de stress). On veillera donc à aménager dans le lieu de vie du chat, des aires de repos en hauteur où il pourra observer et se réfugier. Si plusieurs chats cohabitent, il faudra veiller à « enrichir » le milieu de vie en multipliant les points d’alimentation, de boisson, les litières, les couchages, afin que chaque chat puisse en disposer quand il le souhaite. Un chat q ui ne peut accéder à son alimentation à cause d’un congénère angoissera davantage, avec comme conséquences ces deux risques : - La prise de poids puisqu’il va surconsommer dès qu’il pourra avoir accès à sa nourriture, - Plus grand risque d’être sujet à une ABAU.  Votre vétérinaire dispose également de solutions, phéromones ou compléments alimentaires, qui donnent d’excellents résultats pour limiter l’angoisse de votre chat.     Augmenter la consommation d’eau Ceci permet de « rincer » la vessie , et de limiter l’action irritante des urines sur la paroi par le biais d’une plus grande dilution. On constate en effet que si les urines sont plus diluées, les ABAU sont moins fréquentes. Les chats n’étant pas de grands buveurs, il faudra donc stimuler la prise de boisson. Multiplier les points d’eau est pour cela nécessaire. Les sources d’eaux devront également être variées : eau du robinet, eau de source, fontaines à eau...     Agir par l’alimentation Dans certains cas, les bouchons se chargent en cristaux . Ceci est le plus souvent lié à une alimentation inadaptée . Votre vétérinaire peut vous proposer des aliments formulés spécialement pour limiter les ABAU. Les présentations humides (barquettes ou sachets) ont montré une meilleure action, puisqu’elles contribuent à l’apport en eau. On pourra aussi fabriquer des glaçons à base de jus de viande bouillie qui en fondant dans l’eau la parfumeront et stimuleront la consommation. Vous pourrez aussi humidifier les croquettes de votre chat : certains l’acceptent facilement. Il faudra également veiller au diamètre des récipients : certains chats ont du mal à boire si le diamètre est trop étroit !      Limiter les pertes d’eaux respiratoires Les chats ont plus souvent tendance à présenter des bouchons au début de l’été et à l’entrée de l’hiver. Ceci s’explique, notamment, par une augmentation des pertes en eau par la respiration, à ces périodes ou l’air est plus sec (chaleur estivale ou assèchement par les radiateurs). Ces pertes hydriques engendrent une plus grande concentration des urines et la réduction de leur volume Il faut donc être particulièrement vigilant à ces périodes de l’année, et penser à compenser cette perte hydrique . Pour cela, on pourra stimuler la prise de boisson, avoir recours à des aliments humides, et disposer des humidificateurs près des radiateurs pour augmenter l’hygrométrie (idéalement vers 60%).    Si votre chat a déjà présenté un épisode de bouchon, votre vétérinaire pourra, par exemple, vous proposer de mesurer plus régulièrement la densité des urines de votre compagnon, afin de « piloter » la consommation d’eau. Il existe des litières spéciales qui permettent cet examen sans avoir à apporter votre chat à la clinique.     Conclusion N’hésitez pas à aborder avec l’équipe vétérinaire les solutions qui permettent de limiter l’anxiété de votre compagnon, et de favoriser la bonne santé de ses voies urinaires. Des mesures souvent simples et peu contraignantes existent pour contribuer à limiter fortement les risques.
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